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La relation humain – cheval : plaisir, engagement, performance

La relation humain – cheval : plaisir, engagement, performance

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décembre - janvier 2025
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La relation humain – cheval : plaisir, engagement, performance

Le cheval de sport et de course est souvent perçu comme un animal conditionné, contraint à la performance. Pourtant, les travaux scientifiques en éthologie, croisés avec l’expérience de terrain des professionnels, racontent une autre histoire : celle d’un athlète engagé, expressif et volontaire. À travers les regards complémentaires d’Alice Ruet, éthologue à l’IFCE et l'INRAE, et de Clément Lefebvre, jockey et entraîneur, se dessine une relation homme–cheval fondée sur l’écoute, la préparation et le plaisir d’agir.
 

Quand un cheval réalise une performance physique, on peut légitimement se demander s’il le fait par plaisir ou s’il le fait par crainte, en étant conditionné dans le cadre d’un rapport de force avec son cavalier… Quel regard portez-vous sur cette question ?

Alice Ruet : "Je pense que cette question complexe doit être abordée sous plusieurs angles. Cette question fait référence au sujet de la motivation des animaux à faire (ou ne pas faire) quelque chose. Un animal pourra être motivé à réaliser une action grâce à des incitations et des conséquences externes : nous pouvons distribuer des récompenses et/ou retirer une pression pour encourager le cheval à exprimer le comportement souhaité. À titre d’exemple, pour qu’un cheval marche au pas, il est possible d’appliquer une légère pression avec les jambes, que l’on va retirer lorsque le cheval se met en mouvement, puis donner une récompense alimentaire. Dans ce cas, il s’agit donc de comportements régulés de manière externe, et de nombreuses études ont permis de comprendre les mécanismes d’apprentissage mis en jeu et d’évaluer les effets en termes de ressenti et d’efficacité d’apprentissage chez les animaux. Il est à noter que le terme de conditionnement se retrouve dans l’apprentissage associatif, qui consiste, pour le cheval, à associer un stimulus à un comportement.

Il n’implique donc pas nécessairement un rapport de force avec le cavalier dans le cadre d’un entraînement respectueux et n’induisant pas de peur ni de souffrance chez l’animal.
La recherche scientifique s’oriente aujourd’hui vers la compréhension plus approfondie de la motivation interne qui conduit l’animal à s’engager dans une activité, car elle est source de satisfaction. Cette approche s’inscrit dans l’étude du bien-être animal dans son volet positif : l’objectif de ces travaux n’est plus seulement de détecter et éliminer la souffrance, il s’agit aussi de promouvoir les états mentaux positifs chez les animaux dans leur vie quotidienne.
Le second (et complémentaire) angle d’attaque de cette question est celui de l’évaluation du ressenti des chevaux dans le cadre des pratiques équestres. Les études menées dans ce cadre ont mis en évidence et validé les observables révélateurs de peur, d’anxiété et de douleurs chez les chevaux lors des pratiques équestres.

Quelques études ont aussi établi des corrélations entre ces indicateurs et des facteurs de performance. Par exemple, des chevaux trotteurs exprimant un état mental et physique négatif juste avant une course ont réalisé de moins bonnes performances. Les origines de ce ressenti négatif des chevaux peuvent être diverses et concerner l’activité en elle-même, le matériel utilisé, les actions du cavalier ou du driver, les pratiques d’entraînement, etc.
En parallèle, un nombre croissant de travaux scientifiques porte sur les ressentis positifs. Par exemple, une expression faciale spécifique a été associée chez les chevaux à un état interne d’anticipation positive de l’activité sportive : une encolure haute, des demi-clignements des paupières et plusieurs micro-mouvements des lèvres et du menton."
 

La notion de consentement est depuis quelques années souvent introduite dans la relation humain-cheval. Est-elle pertinente ?

Alice Ruet : "À ce jour, cette notion n’est pas mobilisée sous ce terme par les scientifiques du bien-être animal, même s’il est fréquent de la voir apparaître dans les pratiques d’entraînement des animaux sur le terrain. Chez l’humain, elle implique plusieurs éléments tels que le fait de disposer d’informations suffisantes pour pouvoir décider, de se sentir libre de faire son choix sans pression et de savoir qu’il est possible de retirer son consentement.
Les études menées dans le champ de la cognition animale ont justement pour objectif de mieux cerner ce qu’un animal comprend de son environnement et de ses relations avec l’humain, et comment il fait ses propres choix. Il sera sans doute possible de mieux comprendre ce qui se joue derrière l’utilisation de la notion de consentement sur le terrain dans les prochaines années."
 

Le monde idéal n’existe pas et, fatalement, il y a des chevaux qui ne sont pas bien traités. Peut-on attendre d’un cheval ainsi maltraité qu’il réalise durablement des performances physiques, qu’il s’agisse de vitesse, d’endurance ou de saut, dressage, etc. ?

Alice Ruet : "Les relations entre bien-être et performance sont sans doute complexes, tant ces deux concepts présentent une grande diversité de dimensions. Sur un court terme, nous avons vu auparavant qu’un animal stressé avant une course pouvait présenter des performances réduites. Également, des trotteurs exprimant un état de mal-être dans leur milieu de vie ont aussi été moins performants durant les mois autour de la période d’observation. Des relations sont donc possibles entre le ressenti des chevaux lors des épreuves (ou dans les jours autour) et les résultats obtenus. Toutefois, ces résultats, d’ordre statistique, appellent à la prudence, car certains animaux ont tout de même réalisé de bonnes performances malgré l’évaluation d’un état mental et physique négatif. Sur un plus long terme, des recherches doivent être menées avec des suivis longitudinaux d’animaux afin de mieux comprendre les relations entre état de bien-être et longévité sportive."

Sacré Cravache d’Or en obstacle de l’année 2024 et gagnant au mois de mai du Grand Steeple-Chase de Paris à Auteuil, avec Diamond Carl qu’il a découvert quelques minutes avant la course, Clément Lefebvre est aussi entraîneur. Une double casquette qui lui permet de s’attarder sur le dressage des chevaux.
 

Comment savoir si le cheval, auquel vous êtes associé, a envie de galoper, de sauter ?

Clément Lefebvre : "Il faut se fier à son ressenti, et ne pas oublier que les chevaux de course sont des athlètes. Depuis l’âge de 2 ans, ils ont l’habitude de côtoyer les êtres humains, d’avoir des rituels quotidiens et d’être éduqués à la compétition. Alors parfois, à la retraite, on pense qu’ils seront bien dans un pré. Mais ils ne s’y plaisent pas, ils dépriment de ne plus avoir de rythme. C’est pour cette raison que la reconversion est une très bonne alternative, cela permet aux chevaux de décompresser tout en continuant d’être actifs."
 

Qu’est-ce qui vous montre qu’ils n’agissent pas uniquement par conditionnement, ou par crainte d’une sanction ?

Clément Lefebvre : "On le voit lorsqu’ils continuent de conserver un tempérament joyeux, lorsqu’ils plongent ou mettent des coups de cul, par exemple. Le tout est de trouver le juste milieu entre plaisir et sérieux. C’est là qu’entre en jeu le travail de l’entraîneur. Car encore une fois, tout comme les athlètes, c’est dans la répétition qu’ils vont s’améliorer et se perfectionner. Mais pour réussir, il faut vraiment garder cette idée de plaisir afin que cela ne devienne pas une obligation, ou une corvée."
 

Comment les chevaux manifestent-ils leur refus ? Et que faire dans ce cas-là ?

Clément Lefebvre : "Que ça soit à l’entraînement ou en course, ils leur arrivent de montrer qu’ils n’ont pas envie. Ils sont alors sur la retenue, leur port de tête est haut, ils freinent devant les obstacles. Rien qu’en entendant un appel de langue, certains se montrent réticents. Cela peut être dû à leur caractère ou à une mauvaise expérience passée. Je sais que pour ma part, je crois beaucoup en la parole car je pars du principe qu’en tant que jockey, je forme une équipe avec le cheval. Alors, je les préviens par la voix quand ils font une erreur, je les rassure et je les guide aussi."

©Aprh

La vie après les courses - Les cavaliers de Tous Temps

Fondateurs en 2012 de l’association de spectacles équestres « Les Cavaliers de Tous Temps » située près de Montbéliard, Laëtitia Zaugg et Nicolas Schuler ont tenu à ce que leur écurie soit affiliée « Passerelle ». Avec leurs trotteurs, ils proposent différents numéros et notamment du western avec Arpent d’Ostal, gagnant au niveau Groupe III, à Vincennes.
 

Aviez-vous des a priori sur les chevaux de courses avant de travailler avec eux ?

Nicolas Schuler : "Aucun de nous n’en avait. Ma femme est quasiment née à cheval. Elle a été monitrice d’équitation, accompagnatrice de tourisme équestre et elle a aussi travaillé dans des écuries de pré-entraînements avec des galopeurs et des trotteurs. Pour ma part, je me suis toujours intéressé aux chevaux, mais je ne travaille avec eux que depuis 15 ans. Et nous nous intéressons à la reconversion depuis cette année."
 

Comment un cheval de course peut devenir un cheval de spectacle ? 

Nicolas Schuler : "Chacun possède sa technique, mais nous, nous sommes beaucoup à l’écoute des chevaux. Nous travaillons en légèreté, sans les forcer, sans utiliser ni cravache, ni éperon. Les retours des spectateurs sur nos méthodes sont très positifs. Mais si un cheval décide de ne plus faire de spectacle, alors on le force pas. C’est ce qui s’est passé avec Bachar. Du jour au lendemain il n’a plus voulu et est devenu difficile à manier. On l’a retiré pour sa sécurité et celle des autres. On ne veut pas rentrer dans le conflit : on se dit que s’il y a un problème, on demande l’avis d’autres professionnels et on propose d’autres activités. On les laisse s’exprimer dans le domaine où ils se sentent le mieux. Dorénavant, Bachar sort uniquement en balade."
 

Avec un cheval comme Arpent d’Ostal, combien de temps cela a-t-il pris ?

Nicolas Schuler : "Sachez déjà que cela dépend du cheval. Mais ce qui est certain c’est que les trotteurs ont un très bon mental. Il a fallu 2-3 mois pour sortir Arpent d’Ostal de son fonctionnement et de ses habitudes. Après cette adaptation, une confiance réciproque se met en place et nous procédons de la même façon qu’avec les autres. On les change d’ambiance en les sortant au milieu du village, en forêt. Quand la confiance est acquise, les chevaux s’ouvrent et on regarde leurs aptitudes : dressage, randonnée, ... Nous ne proposions pas de western mais on l’a fait grâce à Arpent car il a la robe d’un quater horse. Nous avons sollicité une amie qui travaille à une heure de chez nous pour qu’elle travaille avec lui sur cette activité qu’elle connaît. Et il s’avère que maintenant, c’est Arpent qui nous tire vers le haut pour faire mieux.

C’est moi qui m’adonne au western avec Arpent, mais comme lui, je partais de zéro et maintenant, on progresse ensemble. C’est une discipline complètement différente du dressage par exemple. L’équilibre est plus en avant, plus sur les épaules, les figures sont différentes de celles du dressage. Il ne faut pas s’appuyer sur le mors. Et on travaille sur la confiance.

Aujourd’hui, ce qui est valorisant pour notre travail c’est de voir Jean-Philippe Mary, l’ancien entraîneur d’Arpent, être content de la reconversion de son cheval. Ses retours sont ultra positifs. Et il nous a dit que jamais ils n’auraient imaginé le voir comme cela. Il nous a dit que c’était une preuve que les trotteurs savent faire autre chose, et c’est pour cette raison qu’il faut passer le mot dans le milieu des courses."

La vie après les courses - First Green

Amoureux des chevaux depuis toujours, Alexandre Fromentin, 27 ans, s’occupe notamment d’une écurie de reconversion. Chahuté par la vie, il n’a jamais renoncé à sa passion pour l’équitation. L’ancien cheval de course, First Green, l’a d’ailleurs aidé dans son parcours de reconstruction.
 

Comment avez-vous rencontré First Green ?

Alexandre Fromentin : "C’était en 2016, je cherchais un cheval pour une cavalière et j’ai eu un vrai coup de cœur pour First Green alors qu’il débutait sa reconversion, à 4 ans. Il y a une vraie connexion qui s’est faite entre lui et moi, et je me suis dit que si elle ne le gardait pas, je le rachèterai. C’est ce qui s’est finalement passé, en 2017, car ils ne parvenaient pas à s’entendre tous les deux.

De mon côté, j’ai eu un premier accident, à cheval, et à ce moment-là les médecins se sont aperçus que j’avais une malformation à la hanche gauche. Pendant ma convalescence, une amie s’est occupée de lui et je l’ai remonté à partir de 2018. Mais en 2021, j’ai eu un accident de voiture qui m’a causé une paralysie temporaire du côté droit, une perte de sensibilité dans les deux jambes, ma hanche gauche a été encore plus endommagée, j’ai aussi eu plusieurs entorses dans les cervicales, des problèmes de colonne vertébrale et un décalage de 2,5 cm entre les deux hanches. Le chirurgien et le spécialiste des nerfs m’ont dit que je ne remonterai plus jamais à cheval ou du moins que c’était trop risqué. Je leur ai répondu : « C’est ce qu’on va voir ! »"
 

Comment First Green s’est-il adapté à votre handicap ?

Alexandre Fromentin : "J’étais cavalier d’obstacle, je ne voulais pas arrêter, mais cela est devenu trop compliqué et First Green était aussi lassé par la discipline. On s’est mis au dressage, apprenant en même temps. Il s’est rapidement rendu compte de mon handicap et les débuts étaient très compliqués : il ne comprenait pas pourquoi ma jambe droite était plus forte que ma gauche. On a travaillé avec deux éperons différents et un stick. 

Au début, il a été catégorisé par les juges comme « dangereux », en carré de dressage. Et en à peine deux ans, il a terminé sur des podiums, devant non pas d’autres pur-sang, mais des chevaux de selle. Lors du dernier concours, nous sommes même sortis sans stick. Aujourd’hui, il s’auto-corrige quand ma jambe gauche n’est pas au bon droit. En revanche, il s’attend à ce que ma jambe droite soit parfaite. Mon ostéo m’a expliqué qu’il avait compensé mon handicap : ses muscles sont très forts à gauche et plus faibles à droite. 

Avant mon accident, Fisrt Green ne sortait jamais en balade. Depuis, je le sors juste en licol. La petite fille de nos amis, qui a 7 ans, le monte. Quel que soit l’enfant qui va le chercher au pré, il baisse la tête pour se laisser attraper. En revanche, il exigera d’être respecté par un cavalier confirmé. J’ai eu beaucoup de chevaux auxquels je me suis attaché, mais First Green est le cheval de ma vie !"
 

Que pensiez-vous des pur-sang et qu’en pensez-vous maintenant ?

Alexandre Fromentin : "Je peux vous dire que si tous nos chevaux de club étaient aussi gentils que nos pur-sang, nous n’aurions aucun cavalier par terre ! J’ai commencé la reconversion avec eux en 2020, et je n’ai jamais eu de retour négatif. Toutes les personnes qui étaient réticentes, et qui sont devenues propriétaires sont désormais unanimes : « Si c’était à refaire, on le referait ». Les pur-sang sont abordables financièrement certes, mais ils sont surtout très polyvalents. Et s’il s’est passé quelque chose, c’est en partie à 60% à cause de vous !

Le fait qu’ils aient été éduqués dès l’âge de 2 ans les rend très respectueux. Par exemple, tous nos poulains de 3 ans sont montés à cru pour aller au pré, ils ne bougent pas. Ils sont francs, ils pardonnent beaucoup de choses. On parle de leur fragilité mais chez nous, ils vivent dehors avec des couvertures, et pieds nus. Ils tiennent à l’attache, ils sont montés avec des mors simples, et ne bougent pas quel que soit l’âge des cavaliers. On leur a appris le montoir et en une séance, ils avaient compris ! Ils traverseraient le feu pour vous !"

Retour en vidéo sur le Salon du Cheval Angers

À l’occasion de la 9ᵉ édition du Salon du Cheval d’Angers, la filière hippique était une nouvelle fois au rendez-vous pour aller à la rencontre du grand public et partager les valeurs qui l’animent.

Sur un pôle courses immersif porté par la Fédération Nationale des Courses Hippiques et ses partenaires, les visiteurs ont pu découvrir les courses hippiques sous un angle pédagogique et interactif, tout en s’informant sur les enjeux essentiels de la filière. La bientraitance du cheval de course, considéré comme un athlète et un être vivant à part entière, était au cœur des échanges.

Rôle du vétérinaire, reconversion après carrière, formation, emploi et engagement des bénévoles ont illustré une approche responsable et durable des courses hippiques. Une édition qui confirme l’envie de la filière de dialoguer, de transmettre et de faire découvrir un univers uni par la passion du cheval.

Articles de Presse
Shf.eu - 5 décembre 2025

La Filière Cheval impulse une nouvelle dynamique collective avec une gouvernance élargie « Le collectif au service de la filière équine »

"L’année 2026 ouvrira une nouvelle phase d’actions. La Filière Cheval déploiera sa première feuille de route stratégique, le Plan d’Action Filière Cheval, en cours de rédaction à la demande du Ministère et destiné à structurer les priorités collectives en matière de structuration, d’emploi et de formation, d’adaptation au dérèglement climatique et de bientraitance équine. Les travaux engagés sur le transport ainsi que sur les enjeux sanitaires seront également consolidés, et de nouvelles initiatives évènementielles seront engagées, en particulier lors du Salon International de l’Agriculture 2026."

Inrae.fr - 15 septembre 2025 

Comment décrypter les émotions des chevaux ?

"Comprendre les émotions des animaux, c’est le travail de Léa Lansade, éthologue à l’unité Physiologie de la reproduction et des comportements à INRAE de Tours. Avec des protocoles originaux, Léa parvient à décrypter les émotions des chevaux et d’autres animaux d’élevage dans l’objectif d’améliorer le bien-être animal."

Letrot.com - 28 novembre 2025

Les biothérapies comme atouts thérapeutiques pour le trotteur

"Les biothérapies également connues sous le nom de thérapies régénératives occupent une place importante et croissante dans la gestion du cheval athlète. Ces thérapies sont basées sur l’utilisation de produits d’origine biologique - provenant de l’animal lui-même - et visant à stimuler les processus naturels de réparation et régénération des tissus. [...] . Chez le cheval de trot, les affections locomotrices constituent une cause majeure de perte de performance, voire d’arrêt prématuré de carrière. Dans ce contexte, les biothérapies représentent un atout thérapeutique majeur."

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