Contrôle antidopage
GIE Laboratoire des Courses Hippiques

Le laboratoire de contrôle antidopage de l'Institution des courses

GIE Laboratoire antidopage des courses hippiques

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Le Laboratoire des Courses Hippiques (LCH) est installé à Verrières-le-Buisson, une commune limitrophe de Châtenay-Malabry, où il se trouvait avant son déménagement, en octobre 2003.

Cet organisme dépendant de la Fédération Nationale des Courses Hippiques et des Sociétés Mères est à la pointe de la recherche antidopage en Europe et dans le monde pour les équidés.

En effet le LCH est un des laboratoires de référence de la Fédération Équestre Internationale depuis 2010 après avoir été laboratoire central pendant 8 ans.

Depuis 2017, le LCH est devenu un des cinq laboratoires de référence de l’IFHA, Fédération Internationale des Autorités Hippiques des Courses de Galop.

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Docteur Ludovic BAILLY-CHOURIBERRY.

35 000 prélèvements biologiques chaque année


Le bâtiment construit sur 3 niveaux d'une surface de 1500 m2 chacun sont spécialement conçus pour l’activité du laboratoire.

Environ 60 personnes travaillent pour le LCH sous la responsabilité du Docteur Ludovic BAILLY-CHOURIBERRY. 9 scientifiques sont membres de l’AORC, Association of Official Racing Chemist.

Le LCH analyse chaque année environ 35 000 prélèvements biologiques dont l’essentiel provient des courses françaises (Trot et Galop). Le LCH a aussi pour clients des organisations sportives des sociétés de courses étrangères. Ils sont composés principalement de prélèvement d’urine et de sang et dans une moindre mesure de crins.

Dans le cadre de la prévention des risques médicaux, le LCH procède à l’analyse des prélèvements biologiques effectués sur les jockeys conformément au disposition des codes des courses.

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LCH : Laboratoire Courses Hippiques

Chaque prélèvement est constitué de deux parties. La partie A est analysée par le laboratoire, la partie B est conservée scellée pour une éventuelle analyse de contrôle.

Tous ces prélèvements sont dirigés vers les différentes lignes d’analyse du LCH ou ils vont générer plus de 350 000 analyses par an.Toutes ces analyses sont effectuées sous accréditation.

Le LCH est accrédité par le COFRAC suivant la norme ISO 17025 pour l’analyse des prélèvements biologiques d’origine animale depuis 1997 et pour les prélèvements biologiques d’origine humaine depuis 2014. Cette accréditation nous apporte la reconnaissance formelle par des experts reconnus et indépendants de la compétence de notre laboratoire dans le domaine du contrôle antidopage animal et humain.

Afin de garantir l’impartialité et la confidentialité, les prélèvements sont « recodés » lors de leur enregistrement au LCH : un numéro interne leur est attribué par le Système Informatique de gestion des prélèvements et des résultats d’analyse (LIMS). C’est exclusivement sous ce nouveau numéro que sont identifiés les échantillons de ces prélèvements mis à la disposition des personnels pour la réalisation des analyses.

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Analyses de dépistage

Outre l'aspect « contrôle anti-dopage » le LCH réalise des recherches de contaminants dans les aliments et compléments destinés à l'usage équin en compétition. Le CNEF, Club Nutrition Équine Français confie des analyses au LCH dans le cadre de la "Charte Qualité Nutrition Équine".

Le Secteur Recherche et Développement du LCH s’attache à développer le savoir-faire du laboratoire dans les domaines de :

  • La détection des nouvelles molécules actives et de leurs métabolites.
  • Le développement de nouvelles méthodes de détection d’administration de substances prohibées (métabolomique, génomique …).
  • Études PK/PD en collaboration avec l’EHSLC "European Horserace Scientific Liaison Comittee".

Ces recherches sont essentiellement orientées vers l'amélioration des connaissances et des techniques destinées à la lutte antidopage ainsi qu’au contrôle de médication dans le milieu équin. L'équipement du LCH est principalement composé de spectromètres de masse en couplage avec la chromatographie gazeuse ou liquide, de robots d’extractions.

Ces techniques de pointe permettent une détection et une identification fiable et spécifique avec une sensibilité adaptée.

Publications dans des revues Internationales à comité de lecture


Depuis plus de 30 ans, le Laboratoire des Courses Hippiques (GIE LCH) s’applique à l’amélioration continue de ses techniques analytiques de dépistage et de confirmation, notamment grâce au dynamisme de son service de Recherche & Développement et de ses secteurs d’analyses. Ainsi, le laboratoire élabore des techniques innovantes pour la détection de produits dopants utilisés chez le cheval, mais aussi ponctuellement pour d’autres animaux réalisant des courses (dromadaires, chiens, pigeons).  

Pour répondre à des problématiques en constante évolution, le laboratoire a la capacité de créer de nouvelles méthodes et réévalue ses modes opératoires par rapport aux nouvelles technologies. Ce travail se fait régulièrement en collaboration à l’échelle Nationale (Ecoles Nationales Vétérinaires, Universités, Institut Français du Cheval et de l’Equitation (IFCE)) ou Internationale (Universités, Industries, Association of Official Racing Chemists (AORC), FIAH, FEI, projets Européen) avec des étudiants en thèse de doctorat et stagiaires de Master 1, 2.

Pour cela, le laboratoire dispose d’un arsenal analytique puissant, performant et polyvalent basé principalement sur la spectrométrie de masse, outil incontournable pour couvrir le large spectre des substances thérapeutiques prohibées et de xénobiotiques interdits. Le laboratoire a également été pionnier dans l’exploration et la mise au point des approches dites « omiques » chez le cheval (transcriptomique, protéomique, métabolomique, bioinformatique), notamment dans le cadre de la mise au point d’un passeport biologique équin. Ces dernières années, les innovations obtenues sont généralement publiées dans des journaux à comité de lecture (appelé en anglais « peer-reviewed journals ») dont la liste est disponible ci-dessous.


Dans le cadre de la formation continue, le laboratoire accueille régulièrement des membres de l’AORC pour les former aux nouvelles technologies de lutte contre le dopage (Japon, Argentine, Qatar…) et collabore étroitement avec les laboratoires étrangers (Hong Kong, Angleterre, Australie, Canada…) pour de l’échange de renseignements techniques/technologiques.